samedi 5 novembre 2011

"Les sottises imprimées n'ont d'importance qu'au lieu ou on en gêne le cours"

Par ces mots Beaumarchais condamnait la censure en un temps ou elle sévissait partout et contre tout ."Le journal inutile "de Figaro ne pouvait parler"ni de l'autorité , ni du culte, ni de la politique , ni de la morale , ni , ni , ni ."..mais il fit quand même les frais de "cette douce liberté" . Je vous parle d'un temps ou Montesquieu et ses contemporains devaient imprimer à Amsterdam , à la barbe (déjà) du monarque et de l'Index , pour une diffusion sous le manteau ;ou Voltaire empruntait d'improbables pseudos mais restait si reconnaissable que seule la proximité de la frontière suisse le sauvait de la Bastille ; ou Diderot ,accablé d'incessantes menaces de prison et  si entravé dans son travail  ,faillit abandonner l'édition des audacieux articles de l'Encyclopédie ,  .Et je n'évoque que les Lumières qu'on voulait éteindre ;avant il y eut Rabelais et son tour de France pour éviter le bûcher , La Boetie qu'une mort précoce à 32 ans sauva de ses insolences sur la servitude volontaire . Plus près de nous , il y eut Soljénitsyne et les traqués du samizdat.La liste est loin d'être exhaustive .
Tout ca est tellement oublié qu'un journal incendié a suscité mille polémiques périphériques mais pas même une nostalgie  d'une liberté perdue .C'est sans doute qu'il y a longtemps qu'elle s'est égarée ou qu'on l'a égarée et qu'on s'en fout comme de la première feuille (d'arbre) qu'on a fait sécher . Les bonnes feuilles s'assèchent , se tarissent et dépérissent faute d'esprit et à cause de petits esprits "qui redoutent les petits écrits"ou pire qui s'en contentent.

J'ai évité les termes "liberté d'expression " trop galvaudés ces jours-ci mais s'il y a eu blasphème , c'est elle l'offensée . A chacun son sacré .

mercredi 2 novembre 2011

erreurs

Lire "privés" et "sursum". Excusez-moi

Insurgez-vous

Il y a quelques jours , je déplorais les libertés dont nous nous étions nous-mêmes privées .Aujourd'hui , nous sommes privés de liberté d'expression parce que la sphère privée empiète sur l'espace public.Triste jour que celui ou l'on a dynamité un journal donc pulvérisé une opinion sans que cela ne fasse la une d'aucun J.T. On a préféré parler de la Grèce mauvaise élève de l'Euro en oubliant Socrate et Platon , libres penseurs dont nous méprisons l'héritage .Autres temps ,autres moeurs mais sursus corda malgré tout .Autrement dit "haut les coeurs!"