Par ces mots Beaumarchais condamnait la censure en un temps ou elle sévissait partout et contre tout ."Le journal inutile "de Figaro ne pouvait parler"ni de l'autorité , ni du culte, ni de la politique , ni de la morale , ni , ni , ni ."..mais il fit quand même les frais de "cette douce liberté" . Je vous parle d'un temps ou Montesquieu et ses contemporains devaient imprimer à Amsterdam , à la barbe (déjà) du monarque et de l'Index , pour une diffusion sous le manteau ;ou Voltaire empruntait d'improbables pseudos mais restait si reconnaissable que seule la proximité de la frontière suisse le sauvait de la Bastille ; ou Diderot ,accablé d'incessantes menaces de prison et si entravé dans son travail ,faillit abandonner l'édition des audacieux articles de l'Encyclopédie , .Et je n'évoque que les Lumières qu'on voulait éteindre ;avant il y eut Rabelais et son tour de France pour éviter le bûcher , La Boetie qu'une mort précoce à 32 ans sauva de ses insolences sur la servitude volontaire . Plus près de nous , il y eut Soljénitsyne et les traqués du samizdat.La liste est loin d'être exhaustive .
Tout ca est tellement oublié qu'un journal incendié a suscité mille polémiques périphériques mais pas même une nostalgie d'une liberté perdue .C'est sans doute qu'il y a longtemps qu'elle s'est égarée ou qu'on l'a égarée et qu'on s'en fout comme de la première feuille (d'arbre) qu'on a fait sécher . Les bonnes feuilles s'assèchent , se tarissent et dépérissent faute d'esprit et à cause de petits esprits "qui redoutent les petits écrits"ou pire qui s'en contentent.
J'ai évité les termes "liberté d'expression " trop galvaudés ces jours-ci mais s'il y a eu blasphème , c'est elle l'offensée . A chacun son sacré .
samedi 5 novembre 2011
mercredi 2 novembre 2011
Insurgez-vous
Il y a quelques jours , je déplorais les libertés dont nous nous étions nous-mêmes privées .Aujourd'hui , nous sommes privés de liberté d'expression parce que la sphère privée empiète sur l'espace public.Triste jour que celui ou l'on a dynamité un journal donc pulvérisé une opinion sans que cela ne fasse la une d'aucun J.T. On a préféré parler de la Grèce mauvaise élève de l'Euro en oubliant Socrate et Platon , libres penseurs dont nous méprisons l'héritage .Autres temps ,autres moeurs mais sursus corda malgré tout .Autrement dit "haut les coeurs!"
dimanche 23 octobre 2011
Des goûts , dégoût et d'égout
Bonjour à vous tous .Après une longue interruption , je reviens mais je ne vais vous la jouer "le retour" ou "la "rentrée" facon Rambo ou Rocky .Je n'avais plus envie de parler , aujourd'hui la parole s'impose ; vous en ferez les frais . C'est violent ?Oui , comme notre société tout aussi capricieux et inconstant qu'elle .
Des goûts :bons ou mauvais , je ne sais , l'essentiel , c'est d'en avoir sinon on est mort .Goût de la vie ?Qu'est-ce que cela signifie? Qu'on a envie de vivre , c'est déjà pas si mal parce qu'on préfère si souvent aller se coucher .De quelle vie ? Celle qu'on nous formate ?Avant tout ",longue et mince" (on dirait du Baudelaire , cf A une passante), dans l'optique bio , on ne sait pas vraiment pour quoi faire si on a déjà mis les pieds et la tête dans un service de gériatrie . Saine et sainte, dans une vision écolo /saint Hulot qui se targue sans culot de préserver la biosphère , la stratosphère et l'avenir des générations montantes dans les airs ou les aires de la sanctitude corporelle mais loin des sphères de l'intellect .Et la tête , alouette?
Goût pour la peinture , la musique , la pensée ?Lisez les Inrocks ou Télérama , on vous dira quels goûts avoir et ne vous avisez pas d'en avoir de différents . Comment peut-on avoir du goût sans eux ?Il faut peut-être se contenter d'en avoir au pluriel et si possible divergents , faire l'effort d' avoir mauvais goût plutôt que le goût commun au risque d'y perdre le bon sens , aussi appelé sens commun .Et ces adjectifs qui ne se plient à aucune règle ?Quel mauvais goût !
Dégoût : ça vous débecte , moi aussi . des mots ou des gens qui prendraient des libertés quand le libéralisme ambiant a fait de nous des largués .Surtout pas de libertés ! Les mots l'ont compris avant nous .Ont surgi au même moment les "lilis"et les "bobos" .Je ne vais pas vous expliquer le dernier ; ça me ferait mal ;l'étymologie du premier ? Les libéraux libertaires ; ça n'a jamais pris ; autant de liberté à la fois , ça fait peur. Tandis que le bourgeois bohème , à défaut d'être gentilhomme ou plus simplement homme gentil , ça suscite l'imagination .La bohème , ça fait artiste , Puccini ou Aznavour , ne me chicanez pas , si, c'est la même chose , ça dépend des goûts !N'est-ce pas ?On en oublie le mot "bourgeois" dont pourtant un autre artiste a dit qu'ils étaient "comme des cochons". Ca ne fait rien tout le monde veut être bobo , personne lili .Personne ne veut de liberté en Occident , il n'y a que les cons d'Arabes pour revendiquer un printemps de liberté . Ils en ont peut-être marre d'être bohémiens .
D'égout : comme les rats , ces pelés , ces galeux , ces pouilleux de bohémiens qui ont choisi la liberté d'aller ou ils veulent , de croire selon leur foi, de vivre selon leur code , de penser ce que bon leur semble . Ca serait pas eux ces libéraux libertaires que personne ne veut-être ? Bohème et bohémiens , ça n'a rien à voir ; encore des mots trompeurs .Autant que le libéralisme qu'on accuse de m'étouffer alors qu'il aurait dû me libérer ? C'est peut-être que le libéralisme est aussi un mot qui me berne et me nique, bernique!De la liberté , j'en vois nulle part ; même pas en matière d'économie(s), essayez de convertir votre compte-épargne en lingots .Quant aux autres libertés si vous n'avez constaté par vous-même qu'elles vous étaient sucrées mais pas douces , je peux rien pour vous . Il ne me reste plus qu'à devenir une bobo . Allo maman ...
Des goûts :bons ou mauvais , je ne sais , l'essentiel , c'est d'en avoir sinon on est mort .Goût de la vie ?Qu'est-ce que cela signifie? Qu'on a envie de vivre , c'est déjà pas si mal parce qu'on préfère si souvent aller se coucher .De quelle vie ? Celle qu'on nous formate ?Avant tout ",longue et mince" (on dirait du Baudelaire , cf A une passante), dans l'optique bio , on ne sait pas vraiment pour quoi faire si on a déjà mis les pieds et la tête dans un service de gériatrie . Saine et sainte, dans une vision écolo /saint Hulot qui se targue sans culot de préserver la biosphère , la stratosphère et l'avenir des générations montantes dans les airs ou les aires de la sanctitude corporelle mais loin des sphères de l'intellect .Et la tête , alouette?
Goût pour la peinture , la musique , la pensée ?Lisez les Inrocks ou Télérama , on vous dira quels goûts avoir et ne vous avisez pas d'en avoir de différents . Comment peut-on avoir du goût sans eux ?Il faut peut-être se contenter d'en avoir au pluriel et si possible divergents , faire l'effort d' avoir mauvais goût plutôt que le goût commun au risque d'y perdre le bon sens , aussi appelé sens commun .Et ces adjectifs qui ne se plient à aucune règle ?Quel mauvais goût !
Dégoût : ça vous débecte , moi aussi . des mots ou des gens qui prendraient des libertés quand le libéralisme ambiant a fait de nous des largués .Surtout pas de libertés ! Les mots l'ont compris avant nous .Ont surgi au même moment les "lilis"et les "bobos" .Je ne vais pas vous expliquer le dernier ; ça me ferait mal ;l'étymologie du premier ? Les libéraux libertaires ; ça n'a jamais pris ; autant de liberté à la fois , ça fait peur. Tandis que le bourgeois bohème , à défaut d'être gentilhomme ou plus simplement homme gentil , ça suscite l'imagination .La bohème , ça fait artiste , Puccini ou Aznavour , ne me chicanez pas , si, c'est la même chose , ça dépend des goûts !N'est-ce pas ?On en oublie le mot "bourgeois" dont pourtant un autre artiste a dit qu'ils étaient "comme des cochons". Ca ne fait rien tout le monde veut être bobo , personne lili .Personne ne veut de liberté en Occident , il n'y a que les cons d'Arabes pour revendiquer un printemps de liberté . Ils en ont peut-être marre d'être bohémiens .
D'égout : comme les rats , ces pelés , ces galeux , ces pouilleux de bohémiens qui ont choisi la liberté d'aller ou ils veulent , de croire selon leur foi, de vivre selon leur code , de penser ce que bon leur semble . Ca serait pas eux ces libéraux libertaires que personne ne veut-être ? Bohème et bohémiens , ça n'a rien à voir ; encore des mots trompeurs .Autant que le libéralisme qu'on accuse de m'étouffer alors qu'il aurait dû me libérer ? C'est peut-être que le libéralisme est aussi un mot qui me berne et me nique, bernique!De la liberté , j'en vois nulle part ; même pas en matière d'économie(s), essayez de convertir votre compte-épargne en lingots .Quant aux autres libertés si vous n'avez constaté par vous-même qu'elles vous étaient sucrées mais pas douces , je peux rien pour vous . Il ne me reste plus qu'à devenir une bobo . Allo maman ...
lundi 16 mai 2011
Ecran , crane et cran
ECRAN: ce n'est pas le petit que je veux évoquer ; pour vous servir la soupe consensuelle ? Il asservit , avilit , abrutit . Quelle ingratitude serait-ce là ! Il a nourri mon esprit et mes lectures, assouvi mes désirs de vie et d'aventures , rempli mes jeudis et mes dimanches d'ennui . Souvenirs encore éblouis de "la mégère apprivoisée" avec Bernard Noel et Rosy Varte , d'un auteur qu'en mes 9 ans , j'appelais "j'expire"! Des "Illusions perdues" avec un Lucien de Rubempré qui m'en donnait tellement,hors les prés de ma banlieue! De " Vidocq" (toujours avec l'excellent Bernard Noel , mon fantasme masculin (trop tot disparu ),rusé et retors redresseur de torts ! Du "Chevalier de Maison Rouge" dont les dangereuses cavalcades me rendirentent écarlate de peur et fan de Dumas! Du "Rhinocéros" avec Béranger/ Jean -Louis Barrault ( péripétie la plus rosse de mon actuelle débilité physique : j' en ai raté la représentation au théatre de la Ville , la semaine dernière) . Et Cyrano , avec Daniel Sorano ! Cette liste n'est pas exhaustive et je vous parle d'un temps que les moins de cinquante ans ... Félon Fillon (il a mon age) qui avait promis de nous faire retrouver la télé de son époque ! Ca aurait bien suffi à donner du panache à son ministère.
Vous me rétorquerez les actuels "Experts" de rien , nuls en tout ; mais comme disait Sartre , il faut faire des choix ou bien faut-il regretter l'époque de l'unique "R.T.F" ? C'est un autre débat : le choix fait-il choir ?
ECRAN , donc pas celui de notre Philips d'antan , d'ailleurs géant (syndrome d'immigrés) mais du plus petit celui de l'ordi (il porte un nom spécifique?) .Refuge idéal en cas de maladie . Pas le courage de sortir , pas la force de dire viva voce , par la force , écrire pour ne pas dépérir. Merci à ceux qui ont donné vigueur à mes matins nauséeux cum videos , clips , chansons , blagues , mails d'encouragement et de divertissement .
L'ordi donc , docteur de mes douleurs , docte délivreurs de docs enfouies dans une mémoire malade , dictaticien de mes 10 doigts( je me vante , un et demi) aussi engourdis que mes neurones .
Mais aussi , ordi addicteur ,dealer démoniaque d'images devenant icones d'un rituel auquel vous sacrifiez jusqu'à 3h du mat . Votre presbytie précédemment pressée par les pages imprimées (les vraies , celle du livre )vous crient pitié vers 19 h ; arrive l'heure de la grand messe :connexion avec fil , paiement Paypal (2 fois plutot qu'une , megaupload et vidéobb , 2 précautions valent mieux qu'une ) , série Sopranos , 6 saisons à visionner de toute urgence . Commence alors le grand mystère de la transsubstantiation : vous etes Toni et Carmela qui manquent de pixels mais pas de piquant , vous anticipez les "ass hole" , "sheet" et autres" mother fucker", vos yeux crient pitié mais vous les flinguer avec la facilité des "affranchis", totalement asservis à l'épisode suivant . S'ensuit une transe de somnolence privée de tout bon sens et cherchez la souris piquouze ,serez alors réveillés par Avast "la base virale a été mise à jour" .
LE CRANE:vous l'avez quand meme nourri de l'outil . Ai appris you tube , le streaming , le paiement par carte , le numéro identifiant , l'identifiant (ne pas confondre avec le précédent ) , le mot de passe , le mot de passe alphanumérique , le pseudo (comme si mon prénom n'en était pas déjà un) , l'enregistrement par défaut avec gom-player , l'ouverture plein écran , sigles différents selon le mode de lecture , le mot buffering .Liste complète , je crois , c'est beaucoup pour moi , les autres arcanes pour suite ou maladie suivante . Ai omis mes acquis d'américain, hormis les jurons, my english became richer than my taylor .
Mais aussi crane dégarni : au propre , perte de cheveu , c'est dégueulasse pour ma sainteté; au figuré , vais désormais trop facilement sur google pour combler un trou de mémoire (effet secondaire de ma médication dit le spécialiste ) effet premier pour moi qui ai déjà si peu l'occasion de muscler le souvenir dans ce nouveau métier de prof de collège . Conséquence positive :dans mes contemplations canapé , n'est pas Thérèse d'Avila qui peut , je vois mes élèves tout aussi victimes que moi d'un système hypocritement laxiste ou élitiste selon focalisation . Dans le naufrage , cherche à sauver les plus fragilisés d'abord mais le capitaine doit avoir la santé . Je m'en veux de chaque jour manqué .
LE CRAN: vous etes accro , es claro , mais aussi à cran , affaiblissement physique , intellectuel , horaires dévastateurs ...et les Sopranos . Vous tricotez du New Jersey et fricotez avec la pègre toute la journée en attendant d'y retourner . Le téléphone vous dérange parce que vous etes totalement dérangés , vous mangez 4 fois après minuit parce que l'image démange , vous déménagez parce que vous ne managez plus rien . Du cran , vous n'en avez meme plus pour affronter le Monoprix , un choix de produit, c'est trop d'énergie et le rayon froid , c'est votre croix . Vous sombrez alors dans l'aboulie , oubli de la conquérante d'hier , elle a perdu la boule aujourd'hui .
La lanceuse de roulette réduite à l'état de boulette.
Péroraison : un blog à la Britney Spears , je m'étais juré de ne jamais m'exposer perso , vulgaire , but never say never ; en tous les cas , je promets "nevermore" . Intéret de Britney ? Vous pouvez commenter la télé , vos extases , l'ordi , vos ennuis ou vos euphories, l'ed nat et ses dérapages , la médecine , ses inégalités ou ses imperfections , la douleur physique ou morale ... le champ esr vaste et ouvert ; ne le laissez pas découvert .
Vous me rétorquerez les actuels "Experts" de rien , nuls en tout ; mais comme disait Sartre , il faut faire des choix ou bien faut-il regretter l'époque de l'unique "R.T.F" ? C'est un autre débat : le choix fait-il choir ?
ECRAN , donc pas celui de notre Philips d'antan , d'ailleurs géant (syndrome d'immigrés) mais du plus petit celui de l'ordi (il porte un nom spécifique?) .Refuge idéal en cas de maladie . Pas le courage de sortir , pas la force de dire viva voce , par la force , écrire pour ne pas dépérir. Merci à ceux qui ont donné vigueur à mes matins nauséeux cum videos , clips , chansons , blagues , mails d'encouragement et de divertissement .
L'ordi donc , docteur de mes douleurs , docte délivreurs de docs enfouies dans une mémoire malade , dictaticien de mes 10 doigts( je me vante , un et demi) aussi engourdis que mes neurones .
Mais aussi , ordi addicteur ,dealer démoniaque d'images devenant icones d'un rituel auquel vous sacrifiez jusqu'à 3h du mat . Votre presbytie précédemment pressée par les pages imprimées (les vraies , celle du livre )vous crient pitié vers 19 h ; arrive l'heure de la grand messe :connexion avec fil , paiement Paypal (2 fois plutot qu'une , megaupload et vidéobb , 2 précautions valent mieux qu'une ) , série Sopranos , 6 saisons à visionner de toute urgence . Commence alors le grand mystère de la transsubstantiation : vous etes Toni et Carmela qui manquent de pixels mais pas de piquant , vous anticipez les "ass hole" , "sheet" et autres" mother fucker", vos yeux crient pitié mais vous les flinguer avec la facilité des "affranchis", totalement asservis à l'épisode suivant . S'ensuit une transe de somnolence privée de tout bon sens et cherchez la souris piquouze ,serez alors réveillés par Avast "la base virale a été mise à jour" .
LE CRANE:vous l'avez quand meme nourri de l'outil . Ai appris you tube , le streaming , le paiement par carte , le numéro identifiant , l'identifiant (ne pas confondre avec le précédent ) , le mot de passe , le mot de passe alphanumérique , le pseudo (comme si mon prénom n'en était pas déjà un) , l'enregistrement par défaut avec gom-player , l'ouverture plein écran , sigles différents selon le mode de lecture , le mot buffering .Liste complète , je crois , c'est beaucoup pour moi , les autres arcanes pour suite ou maladie suivante . Ai omis mes acquis d'américain, hormis les jurons, my english became richer than my taylor .
Mais aussi crane dégarni : au propre , perte de cheveu , c'est dégueulasse pour ma sainteté; au figuré , vais désormais trop facilement sur google pour combler un trou de mémoire (effet secondaire de ma médication dit le spécialiste ) effet premier pour moi qui ai déjà si peu l'occasion de muscler le souvenir dans ce nouveau métier de prof de collège . Conséquence positive :dans mes contemplations canapé , n'est pas Thérèse d'Avila qui peut , je vois mes élèves tout aussi victimes que moi d'un système hypocritement laxiste ou élitiste selon focalisation . Dans le naufrage , cherche à sauver les plus fragilisés d'abord mais le capitaine doit avoir la santé . Je m'en veux de chaque jour manqué .
LE CRAN: vous etes accro , es claro , mais aussi à cran , affaiblissement physique , intellectuel , horaires dévastateurs ...et les Sopranos . Vous tricotez du New Jersey et fricotez avec la pègre toute la journée en attendant d'y retourner . Le téléphone vous dérange parce que vous etes totalement dérangés , vous mangez 4 fois après minuit parce que l'image démange , vous déménagez parce que vous ne managez plus rien . Du cran , vous n'en avez meme plus pour affronter le Monoprix , un choix de produit, c'est trop d'énergie et le rayon froid , c'est votre croix . Vous sombrez alors dans l'aboulie , oubli de la conquérante d'hier , elle a perdu la boule aujourd'hui .
La lanceuse de roulette réduite à l'état de boulette.
Péroraison : un blog à la Britney Spears , je m'étais juré de ne jamais m'exposer perso , vulgaire , but never say never ; en tous les cas , je promets "nevermore" . Intéret de Britney ? Vous pouvez commenter la télé , vos extases , l'ordi , vos ennuis ou vos euphories, l'ed nat et ses dérapages , la médecine , ses inégalités ou ses imperfections , la douleur physique ou morale ... le champ esr vaste et ouvert ; ne le laissez pas découvert .
samedi 23 avril 2011
Excusez-moi
Quand j'arrivai en terre audonienne (c'est-à-dire au collège de Saint Ouen) , un principal tout aussi exotique que la contrée me prodigua le conseil suivant : "Ne demandez jamais aux élèves de s'excuser ,ces adolescents ont leur fierté ". Perplexité : mes "pardon", "excusez-moi" multiples au quotidien menaceraient ma fierté ? N'y puise-t-on au contraire honneur et honneteté ? Mes tetes brunes , en 4 ans , ont acquiescé et l'ont tous intégré sans se désintégrer .Oublions les pédadingos !
Araxie et Tibère n'eurent pas la chance d'aller au collège . L'une portait un nom de fleuve . En son enfance , le ciel était noir sur l'Euphrate et rouge , l'onde de l'Arax ; l'autre, un prénom d'empereur , sa naissance ne lui légua qu' un royaume d'horreurs . Péprone la bien-nommée (en grec , "celle qui prévoit "," celle qui pressent "), arrivée à Sivas , refusa de marcher , au propre comme au figuré ; et avec d'un imam la bienveillante complicité et quelques pièces d'or ajoutées, la mère sauva sa portée .
Quelle fable suis-je entrain de vous conter? Aucune , puisque ce récit ne contient pas de morale . Il n'y en avait guère d'ailleurs , de morale, en ce début du 20 eme siècle , sur les terres sanglantes d'Asie Mineure . Un ambassadeur américain , des pasteurs suisses ou autrichiens , des missions allemandes la sauvèrent un peu , quand meme . C'est ainsi qu'Araxie apprit des comptines teutones , en l'état turc que l'Ataturk mettait en place.
D'un traité l'autre , de Sèvres à Lausanne , il réussit meme à convertir les défaites ottomanes en victoire . Plus d'Arménie indépendante . Malheur aux vainqueurs (les Arméniens s'étaient alliés aux Alliés ). Alliances proditoires , aliénation de soi assurée par un Occident si peu soucieux de ses chrétiens d'Orient .Je le lui mets sur la conscience mais ne lui demande aucune reconnaissance de "la grande catastrophe". Je n'aime d'ailleurs pas la formulation ambigue de la loi restée en suspens : "La France reconnait le génocide arménien..." Qu'elle aurait commis ? Formulation de félon ,frayeur d'offenser...Foin de cette loi dont je ne veux point et je ne me délecte pas à décompter les pays reconnaissant" le génocide des Ottomans" (expression aussi suspecte que celle que je viens de dénoncer) . On peut toujours jouer sur les mots mais pas sur les maux des autres .
Vous me direz que je reve d'une politique bonne alors que, seules, les bonnes politiques sont efficaces . C'est que je parle en termes d'éthique et pas de tactiques .
Que devinrent Araxie et Tibère ? Eux , gardèrent le moral, vinrent en France et se multiplièrent .Ils évoquèrent parfois leur passé , jamais dans la plainte et la lamentation mais en stupéfiants héros d'une épopée picaresque qui les dépassait . Après tout , ils leur avaient joué un bon tour à ces Turcs , ils étaient vivants et joyeux ; en tapant la belote , en buvant l'apéro , en savourant une clope , ponctuant leurs discours de dictons turcs (en la langue) ou d' anecdotes de Nasreti Hodja .
Et "le capital de la douleur" ? Arretez votre Char , ce n'était pas leur genre ! Sans doute enfoui , tapi en leurs ris nombreux . Sacrée sérotonine , résilience, dirait Boris Cyrulnik .
La haine , la rancoeur , parfois ...Mais plus souvent les souvenirs euphoriques du Bosphore , du pont de Galata , de leur Tokat natal . Des Hrant Dink avant l'heure (journaliste arménien assassiné à Istanbul parce que "sa" ville lui était vitale ). Son journal : "le sillon" formidable instrument de lutte contre l'infame négation , pour passer de la conciliation (un Arménien peut vivre libre à Istanbul) à la réconciliation (les Arméniens doivent avoir un droit de regard sur leurs églises et leurs écoles et le gouvernement turc , un peu d'égard pour ce qu'il devrait considérer comme son patrimoine national et non les traces dégueulasses d'un passé de kéfirs ).
Demain , dans nos joutes d'oeufs colorés , je penserai à vous Araxie et Tibère qui trichiez pour que les votres ne fussent point fracassés . Vous avez bien fait .
Mais en ce jour et presque tous les jours , je pense à tous nos disparus , et je voudrais que sans ruse et sans stratégie , dans un lendemain, sans procrastination , la Turquie nous dise :" Excusez-nous , pardon".
Araxie et Tibère n'eurent pas la chance d'aller au collège . L'une portait un nom de fleuve . En son enfance , le ciel était noir sur l'Euphrate et rouge , l'onde de l'Arax ; l'autre, un prénom d'empereur , sa naissance ne lui légua qu' un royaume d'horreurs . Péprone la bien-nommée (en grec , "celle qui prévoit "," celle qui pressent "), arrivée à Sivas , refusa de marcher , au propre comme au figuré ; et avec d'un imam la bienveillante complicité et quelques pièces d'or ajoutées, la mère sauva sa portée .
Quelle fable suis-je entrain de vous conter? Aucune , puisque ce récit ne contient pas de morale . Il n'y en avait guère d'ailleurs , de morale, en ce début du 20 eme siècle , sur les terres sanglantes d'Asie Mineure . Un ambassadeur américain , des pasteurs suisses ou autrichiens , des missions allemandes la sauvèrent un peu , quand meme . C'est ainsi qu'Araxie apprit des comptines teutones , en l'état turc que l'Ataturk mettait en place.
D'un traité l'autre , de Sèvres à Lausanne , il réussit meme à convertir les défaites ottomanes en victoire . Plus d'Arménie indépendante . Malheur aux vainqueurs (les Arméniens s'étaient alliés aux Alliés ). Alliances proditoires , aliénation de soi assurée par un Occident si peu soucieux de ses chrétiens d'Orient .Je le lui mets sur la conscience mais ne lui demande aucune reconnaissance de "la grande catastrophe". Je n'aime d'ailleurs pas la formulation ambigue de la loi restée en suspens : "La France reconnait le génocide arménien..." Qu'elle aurait commis ? Formulation de félon ,frayeur d'offenser...Foin de cette loi dont je ne veux point et je ne me délecte pas à décompter les pays reconnaissant" le génocide des Ottomans" (expression aussi suspecte que celle que je viens de dénoncer) . On peut toujours jouer sur les mots mais pas sur les maux des autres .
Vous me direz que je reve d'une politique bonne alors que, seules, les bonnes politiques sont efficaces . C'est que je parle en termes d'éthique et pas de tactiques .
Que devinrent Araxie et Tibère ? Eux , gardèrent le moral, vinrent en France et se multiplièrent .Ils évoquèrent parfois leur passé , jamais dans la plainte et la lamentation mais en stupéfiants héros d'une épopée picaresque qui les dépassait . Après tout , ils leur avaient joué un bon tour à ces Turcs , ils étaient vivants et joyeux ; en tapant la belote , en buvant l'apéro , en savourant une clope , ponctuant leurs discours de dictons turcs (en la langue) ou d' anecdotes de Nasreti Hodja .
Et "le capital de la douleur" ? Arretez votre Char , ce n'était pas leur genre ! Sans doute enfoui , tapi en leurs ris nombreux . Sacrée sérotonine , résilience, dirait Boris Cyrulnik .
La haine , la rancoeur , parfois ...Mais plus souvent les souvenirs euphoriques du Bosphore , du pont de Galata , de leur Tokat natal . Des Hrant Dink avant l'heure (journaliste arménien assassiné à Istanbul parce que "sa" ville lui était vitale ). Son journal : "le sillon" formidable instrument de lutte contre l'infame négation , pour passer de la conciliation (un Arménien peut vivre libre à Istanbul) à la réconciliation (les Arméniens doivent avoir un droit de regard sur leurs églises et leurs écoles et le gouvernement turc , un peu d'égard pour ce qu'il devrait considérer comme son patrimoine national et non les traces dégueulasses d'un passé de kéfirs ).
Demain , dans nos joutes d'oeufs colorés , je penserai à vous Araxie et Tibère qui trichiez pour que les votres ne fussent point fracassés . Vous avez bien fait .
Mais en ce jour et presque tous les jours , je pense à tous nos disparus , et je voudrais que sans ruse et sans stratégie , dans un lendemain, sans procrastination , la Turquie nous dise :" Excusez-nous , pardon".
mercredi 20 avril 2011
Additif
Les vers suivants n'ont pu etre publiés par Félix qui avait d'autres soucis ;je lui rends justice .
Crains du caniche le sombre aboiement,
Crains du caniche le sombre aboiement,
Bruxelles unique objet de ton ressentiment,
Tâches ménagères nouvelles étaïres,
comme Totor:j'ai rime à dette,allons-y et jetons notre ire,
Bêlitre d'obélisque ,sinistre fanfaron de Panthéon,
Bétises invertébrées pour chantre d'orphéons,
le Chat miaule
au dessus de ma piaule.
Seule la chute est grande,tout le reste est faiblesse,et par les Dieux,gare à nos fesses!
Opus second:
Opus second:
"Archipel englouti de contrevérités,
D'un coup d'aspirateur elle refait surface,
Dans une quête éperdue de se faire admirer,
insoutenable légèreté qui ne laisse de trace."
Opus n 3 en domineur
Dila dirla da da,
Pousse la banane et mouds le café,
Le cheval de Troie il est rentré
Y a plus de livres dans la Cité
La belle hélène elle est niquée
Mange ta poire et passe moi le thé.
A la Omar Khayam :
A la Omar Khayam :
"Sunt lacrimae rerum",
Chantait Oum Kalsoum,
Qui en fatma délicate
Mangeait ses vieilles savates.
Hugh!j'ai dit.
Merci à Felix/Jean- Claude , sa veine parnassienne émeut toutes les ames . Denis ,spécialiste du genre manièriste , délecte-toi et vous tous savourez la quintessence de l'hexametre dactylique.
Je reviens plus sérieusement vers vous , dès que possible .
samedi 9 avril 2011
Ecritures
D'aucuns s'étonnent des commentaires de "pieds nus dans le sablier" .Ils le trouvent intrusif et sans rapport avec le sujet hebdomadaire (enfin presque) .Primo , je leur répondrai qu'à lui seul , il a honoré le printemps de la poèsie que je comptais nous faire célébrer si mon clavier n'avait pas été cloué par la maladie .Je leur dirai aussi qu'il met en mots nos maux universels .J'ajouterai encore que sa parole est du vif-argent (non je ne me mélange ni les pinceaux ni les métaux) parce qu'elle véhicule du vivant . Et pour les investisseurs , sachez qu'il nous offre la primeur de ses vers;des incunables , des impubliables comme les oeuvres de Proust ou de Céline d'abord dédaignés puis rachetés par Gallimard ! Mais ce qui confère un valeur aurifère à ses paroles , c'est qu'il essaie "de transformer sa (notre?) boue en or "sans complexe , sans censure ,sans vanité et encore moins malhonneteté . Ses écrits poussent le cri de" nos vols qui n'ont pas fui" .Et enfin , il m'aide à faire le point sur le mètre- étalon requis pour commenter le blog ; il n'y en a aucun .Arretez de me dire que je "place la barre trop haut" ou de ne voir que la prof , quand je rentre, je me défroque et" qu'importe le flacon pourvu qu'on est l'ivresse "! Laquelle ? Celle de l'échange qui sur un blog n'est ni électif ni sélectif .Comment faut-il le dire ?
Allez , relevez le défi de publier un vers , un distique , un tercet, un quatrain ,un refrain , un pastiche , une parodie ...d'un poète ou chanteur qui vous botte .Intéret ?Pour moi zéro, je ne cherche ni la gloire ni la célébrité du blog de Paris Hilton mais derrière vos pseudos , vous révélerez un peu de vous-memes et ferez connaissance les uns les autres .Si je vous ai fédérés , dans mes adresses blog , il y a bien une raison ; à vous de découvrir et de vous découvrir( un peu) . Certes , cet espace a été proclamé fumeur et buveur mais pas streap-teaseur .
J'ouvre le bal , "tu vois , ce soir c'est moi qui fais le premier pas " (du Julio Iglesias torride) . Faites le second ...
Allez , relevez le défi de publier un vers , un distique , un tercet, un quatrain ,un refrain , un pastiche , une parodie ...d'un poète ou chanteur qui vous botte .Intéret ?Pour moi zéro, je ne cherche ni la gloire ni la célébrité du blog de Paris Hilton mais derrière vos pseudos , vous révélerez un peu de vous-memes et ferez connaissance les uns les autres .Si je vous ai fédérés , dans mes adresses blog , il y a bien une raison ; à vous de découvrir et de vous découvrir( un peu) . Certes , cet espace a été proclamé fumeur et buveur mais pas streap-teaseur .
J'ouvre le bal , "tu vois , ce soir c'est moi qui fais le premier pas " (du Julio Iglesias torride) . Faites le second ...
vendredi 1 avril 2011
Nous sommes tous des salonnards frustrés
Il fut un temps ou la communication virtuelle me répugna : je croyais jouir d' un fonds de commerce du réel plus que prospère ,( j'avais beaucoup investi , me semblait-il): familial , amical , affinitif ",infinitif" ,professionnel ,communautaire, social (les fameux réseaux), ajoutez le cercle de quasi inconnus impétrants du premier rang , dédaignés du second choix que mes diarrhées verbales contraignaient au dialogue .Quatre ans de niaiserie ou j'exercai le terrorisme de ma prose. "Qui t'a rendu si vain pour m'agresser, moi ? "traduisai-je , enfin, au terme de l'initiation (tout le monde n'est pas génie précoce); in fine je compris que Hieronymus n'était qu'un importun . Parler était une pollution , solliciter la parole une inquisition , exception faite de quelques leurres (les interpellés d'une terrasse de café qui vous confient leurs soucis , leurs conflits , leurs délits , leurs dénis ,leurs amis , généralement ils en ont peu) ;ceux-là sont prets à parler de tout, meme à vous suivre sur les Lumières répliques de l'Humanisme , Aragon et Barres , 2 écrivains de la veine naturaliste , Badiou contre Gauchet , ils n'y comprennent que goutte mais coute que coute ils vous retiennent parce que votre bagout retarde leur solitude et son dégout .J'en ai meme rencontré un , très catholique , pret à me suivre à l'office orthodoxe de la rue Daru . Qu'en a conclu Candide ? Vous le savez , il aime parler :" au commencement était le verbe ", il continue à le croire .Toute parole échangée est une reconnaissance d'autrui (truisme de mon innocence) mais avant tout une naissance (et Dieu "dit" et la lumière fut). Vous l'avez compris , c'est le verbe "dire' et le verbe/parole tout court qui m'intéressent et pas la lumière (meme si l'obscurité hivernale m'a beaucoup nui) .Pour que l'autre existe et moi-meme, il nous faut parler .La psychanalyse en fait ce qu'elle monnaie , mais l'arbre aux palabres africain , le soubhié mashrékin (2 heures de cafés entre femmes ) les visites de voisinage, les conversations de comptoirs , enfin quoi les échanges du quotidien la remplacent ou la remplacaient aisément (" l'assurance m'a dit , la banque m'a fait , les politiques s'en foutent, les impots veulent, mais aussi j'aime telle chanson ,je kiffe cet acteur, mon mari , ma femme , mes enfants."..) Que de libérations par delà ces banalités si spécifiques ?Ou se trouve désormais l'espace de formulation ? Quasiment nulle part , c'est la grande misère de l'Occident ;féliciter quelqu'un relève de l'impudique , le blamer du juridique .N'y a -t-il plus d'autre instance ?Rassurer , complimenter sont suspicieux , critiquer est facho ou réac ...Monstre manichéen enfanté par la parole avortée.Un discours au long cours n'est ni blanc ni noir , il est nuancé parce que le temps y prétend , meme si ce n'est que fumée de l'instant .Instant tué par l'interdiction de fumer...
De retour à Paris , l'art de commercer dans la diversité s'imposa comme un impératif catégorique ;j'optai pour la formule "salon".L'idée mourut de sa propre mort : les ¨Parisiens sont trop affairés meme pour un rendez-vous mensuel". Evidemment , quand on voit marqué sur un agenda "maman , 15 h , mercredi", on sent qu'on empiète sur un calendrier surchargé.Et puis on n'a pas non plus la manne financière des Deffand , Lespinasse ou autre Geoffrin, alors on se calme sur les toasts , pizzas,camemberts et saucissons, sans compter les frais de boissons qu'il faudra boire jusqu'à la lie et l'hallali des débats assassinés . Ou etes-vous Nizar et Luc qui aviez instauré "bar ouvert "2 fois par semaine (Luc lyonnais plutot une par mois ,Nizar le Libanais 2 voire 3 par semaine) ? Vous aviez modernisé le salon du 18 ème .Vous etes partis et personne ne vous a remplacés.Je me suis abandonnée à la modernité, j'ai bloggé .J'y ai gagné , je fédère les distances géographiques ,je dialogue avec l'Europe , l'Asie et les Amériques (surtout par mails parce que la réponse blog bloque) j'y ai perdu les invectives , les suggestions , les interpellations ,les contradictions,le vif et le vivant et ma verve de l'instant qui souvent agace mais que le verre et la cigarette des heures discursives nuancent.Je dois maintenant vous avouer le pire : il m'arrive désormais en compagnie impliquante et répliquante de vouloir me retirer pour répondre à quelque courriel et ca me saisit comme une courante .Ca m'effraie : préférer la distance à la proximité .Je suis devenue parisienne et ca me gene .Sans doute désabusée de mes salons ratés ; je ne dois pas etre la seule défaitiste du défi .Quand nous préfèrons le clavier à une présence incarnée , nous sommes des salopards attestés ...ou des salonnards frustrés .
De retour à Paris , l'art de commercer dans la diversité s'imposa comme un impératif catégorique ;j'optai pour la formule "salon".L'idée mourut de sa propre mort : les ¨Parisiens sont trop affairés meme pour un rendez-vous mensuel". Evidemment , quand on voit marqué sur un agenda "maman , 15 h , mercredi", on sent qu'on empiète sur un calendrier surchargé.Et puis on n'a pas non plus la manne financière des Deffand , Lespinasse ou autre Geoffrin, alors on se calme sur les toasts , pizzas,camemberts et saucissons, sans compter les frais de boissons qu'il faudra boire jusqu'à la lie et l'hallali des débats assassinés . Ou etes-vous Nizar et Luc qui aviez instauré "bar ouvert "2 fois par semaine (Luc lyonnais plutot une par mois ,Nizar le Libanais 2 voire 3 par semaine) ? Vous aviez modernisé le salon du 18 ème .Vous etes partis et personne ne vous a remplacés.Je me suis abandonnée à la modernité, j'ai bloggé .J'y ai gagné , je fédère les distances géographiques ,je dialogue avec l'Europe , l'Asie et les Amériques (surtout par mails parce que la réponse blog bloque) j'y ai perdu les invectives , les suggestions , les interpellations ,les contradictions,le vif et le vivant et ma verve de l'instant qui souvent agace mais que le verre et la cigarette des heures discursives nuancent.Je dois maintenant vous avouer le pire : il m'arrive désormais en compagnie impliquante et répliquante de vouloir me retirer pour répondre à quelque courriel et ca me saisit comme une courante .Ca m'effraie : préférer la distance à la proximité .Je suis devenue parisienne et ca me gene .Sans doute désabusée de mes salons ratés ; je ne dois pas etre la seule défaitiste du défi .Quand nous préfèrons le clavier à une présence incarnée , nous sommes des salopards attestés ...ou des salonnards frustrés .
dimanche 20 mars 2011
Comment dit-on "dignité en japonais" ?
Comment ne pas etre inondé par la vague de 22 metres de Sandai? Par ses ondes immondes qui ont anéanti vies , maisons et raisons de survivre ? Et cette centrale nucléaire qui menace nos conforts et les contreforts de nos vies nucléarisées . Souvenez-vous : "Sciences et vie" qui titrait :" le cerveau des Japonais est-il normal?" . C'était il y a 30 ans , les années aidant , on ne condamna plus ouvertement , on fit plus subrepticement : les Japonais qui aiment le travail au point de s'y marier sur les lieux ,les cadres nippons contraints au bagne de stages de remise à niveau , le taux de suicides des élèves sous pression , l'entreprise qui bénit les unions conjugales...Vous avez tous vu ou lu ces clichés d'une altérité condamnée par l'ethnocentrisme occidental . Des robots à Tokyo , des clones au pays des cyclones ...Dans les memes , objets d'effroi autrefois , nous avons désormais placé notre foi . Combien les effrayants d'hier sont rassurants aujourd'hui ! Nous sommes surs qu'ils seront réactifs face aux réacteurs menacants . Nous applaudissons leur sens du sacrifice (120 samourais" volontaires" (c'est sans doute un pléonasme au Japon) pour affronter la radioactivité).Il y a peu encore ce code de l'honneur passait pour connerie ou au mieux héroisme littéraire qu'on admirait comme les émaux et camées de quelques camés de la mort . Les kamikazes pliés à l'oukase mortifère , anges de la mort hier , aujourd'hui salvateurs de nos petites vies qui se sont permis de jauger à l'aune de leur réduit . C'est ainsi que j'ai traduit les propos de F. Fillon : ":on ne peut plus vendre des centrales nucléaires à n'importe qui ", c'est-à-dire à ceux incompétents à gérer l'accident .Il l'a dit , le nanti , nous sommes bien heureux , en ces jours , de la rigueur , des exigences , de la fiabilité, de la maitrise technologique de ceux qui longtemps ont créé des envieux quand l'admiration aurait pu s'imposer .Leur inhumanité nous convient aujourd'hui .On ne peut cependant pas accepter leur logique ,il nous faut toujours traduire avec nos critères . Traduttore /tradittore . Je parle de nos journaleux courageux , réfugiés à Osaka et de leurs interviews et autres reportages . Jamais , je n'ai vu images aussi mensongères .On me dit "panique à l'aéroport de Tokyo" .Je vois des gens disciplinés dans une attente calme , rien de comparable avec l'épisode du nuage islandais chez nous , le pire :quelques compatriotes qui espèrent le désistement des Japonais pour se tirer ;ca aurait pu susciter un commentaire , si les Japonais nous méprisent , on saura pourquoi . La meilleure : le maire de Sandai interrogé sur les précarités de sa ville .il répond qu'il en a avisé le gouvernement , qu'on lui a rappelé qu'il était l'édile et qu'il devait prendre en charge ses concitoyens .En arrière-fond sa voix calme et pondérée ,traduction du journaliste qui surjoue une indignation style "comment le gouvernement ne s'est-il pas occupé de ma mère pendant la canicule?".Vous me direz que je ne comprends pas le japonais mais j'ai vu assez de films d'Ozu (que je salue) ou de Kurosawa , toujours en V.O. pour reconnaitre l'indignation nippone .Je pourrais vous citer 10 autres exemples mais on me reproche déjà de manquer de concision .Prenez le relais.
Et dire qu'en début de carrière , j'ai refusé un voyage au Japon ,pour raison de brevet (le B.E.P.C.) pas une invention .Fallait-il etre conne ou...nippone?
Et dire qu'en début de carrière , j'ai refusé un voyage au Japon ,pour raison de brevet (le B.E.P.C.) pas une invention .Fallait-il etre conne ou...nippone?
mercredi 9 mars 2011
Savoir faire ou oser dire
Vos silences vocifèrent plus que vos virulences (3 mails) . En fait , vos vitupérations , loin de m'offenser m'auraient vivifiée puisque cela aurait fait débat voire ébats (imaginez les érotiques crépitements de nos synapses ) et que j'ai , par ce blog, chercher un forum et non pas un quorum .
Affichez vos différences , vos divergences , je ne cherche pas votre déférence .
D'aucuns (nombreux dans l'aveu) ne savent pas publier le commentaire sur le blog ,comme on dit à l'Ed Nat ,"remédiation" suit ." Cependant" (comme on disait à l'école de la République) je m'étonne du nombre maigrelet de courriels recus sur l'extinction des Lumières ,proportionnellement à ceux suscités par l'Occident étonné .
Tonicité trucidée ? Ca m'arrive aussi . Ou bien terriens terrifiés qui préfèrent se taire en leur terrier?
Eclairez-moi ; 4 années ,depuis mon retour ou je m'interroge sur les libertés auto-confisquées . Qu'avons-nous à redouter? Pourquoi cette réserve ? Contre-courants , contradictions sont-ils contraires aux etres en devenir que nous nous devons de préserver?La préservation de la planète importerait-elle plus ? On me le dit. Mais quelle planète ? Celle qui nous enferme dans l'orbe des bien-pensants ou celle qui nous embrasse (ou nous baise) dans le cercle des rien-pensants ? Damnés des médias , brisons nos chaines . Internet est un formidable contre-pouvoir ,forniquons avec pour y faire de beaux enfants , de nobles roseaux p...(trouvez la rime ),des nobélisables de la liberté , des hackers du conformisme (comme Lisbeth Salander ) ou des vengeurs de la servitude volontaire (comme Monte Christo) .
J'ai fondu un fusible ? Non, c'est moi Jérome ...Calmez-vous , je ne vais pas, en plus chanter .
Comment publier un message en une lecon :
1)A la fin du blog concerné , cliquez sur commentaire
2)Apparait :enregistrer un commentaire
3)Apparait :sélectionner le profil
4)Faire défiler et choisir "compte google"
5 )Mettre votre commentaire
6)Cliquer sur "publier un commentaire"
7)Le commentaire s'affiche ainsi qu'une série de lettres fantaisiste (il est écrit "vérification des mots")
8)Taper ces lettres dans le rectangle vide
9)Cliquer sur "publiez un commentaire"
Si ca marche , remerciez prof Pascal , si ca foire ,maudissez-moi ou la machine (de la nécessité des boucs- émissaires)
Ce blog est classé X et est interdit aux enfants sauf à Kenza (9 ans) qui n'a eu besoin d'aucune instruction pour publier ses commentaires révolutionnaires
Affichez vos différences , vos divergences , je ne cherche pas votre déférence .
D'aucuns (nombreux dans l'aveu) ne savent pas publier le commentaire sur le blog ,comme on dit à l'Ed Nat ,"remédiation" suit ." Cependant" (comme on disait à l'école de la République) je m'étonne du nombre maigrelet de courriels recus sur l'extinction des Lumières ,proportionnellement à ceux suscités par l'Occident étonné .
Tonicité trucidée ? Ca m'arrive aussi . Ou bien terriens terrifiés qui préfèrent se taire en leur terrier?
Eclairez-moi ; 4 années ,depuis mon retour ou je m'interroge sur les libertés auto-confisquées . Qu'avons-nous à redouter? Pourquoi cette réserve ? Contre-courants , contradictions sont-ils contraires aux etres en devenir que nous nous devons de préserver?La préservation de la planète importerait-elle plus ? On me le dit. Mais quelle planète ? Celle qui nous enferme dans l'orbe des bien-pensants ou celle qui nous embrasse (ou nous baise) dans le cercle des rien-pensants ? Damnés des médias , brisons nos chaines . Internet est un formidable contre-pouvoir ,forniquons avec pour y faire de beaux enfants , de nobles roseaux p...(trouvez la rime ),des nobélisables de la liberté , des hackers du conformisme (comme Lisbeth Salander ) ou des vengeurs de la servitude volontaire (comme Monte Christo) .
J'ai fondu un fusible ? Non, c'est moi Jérome ...Calmez-vous , je ne vais pas, en plus chanter .
Comment publier un message en une lecon :
1)A la fin du blog concerné , cliquez sur commentaire
2)Apparait :enregistrer un commentaire
3)Apparait :sélectionner le profil
4)Faire défiler et choisir "compte google"
5 )Mettre votre commentaire
6)Cliquer sur "publier un commentaire"
7)Le commentaire s'affiche ainsi qu'une série de lettres fantaisiste (il est écrit "vérification des mots")
8)Taper ces lettres dans le rectangle vide
9)Cliquer sur "publiez un commentaire"
Si ca marche , remerciez prof Pascal , si ca foire ,maudissez-moi ou la machine (de la nécessité des boucs- émissaires)
Ce blog est classé X et est interdit aux enfants sauf à Kenza (9 ans) qui n'a eu besoin d'aucune instruction pour publier ses commentaires révolutionnaires
lundi 7 mars 2011
Petit additif
Vu la virulence des mails que je recois , je vous rappelle la phrase voltairienne proposée aux élèves quand l'Ed Nat favorisait la pensée : "je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu'au bout pour que vous puissiez le dire".
Les Lumières sont éteintes
Le Malin, le Mauvais, Méphisto, Belzebuth, Belial, le diable, le démon quoi, a été condamné pour avoir incarné Lucifer (étymologie : le porteur de lumière), nom donné au Christ jusqu'au Moyen-Age. De qui s'agit-il ? De Zatan / Zemmour .
Il a proféré une vérité connue de tous, enfin de tous ceux qui ont, un jour, osé poser leur escarpin Louboutin ou leur soulier manufacturé dans les zones zataniques de la banlieue, notamment le très redouté 9-3. En fait, il faut un peu plus qu'un jour pour connaitre ces lieux mis au ban ; on ne comptera donc pas, parmi les grandes explorations, les promenades publicitaires de nos politiques, qui vont à Dugny comme en Tunisie, par profit, pas solaire ou d'affaires, mais électoral, le pari vaut bien une journée de mess.
Quant à nos grands rapporteurs, les journalistes des groupes Prisma et Mondadori, ils sont ou vont etre contraints de quitter Neuilly ou la place Francois premier pour Saint Ouen ou Gennevilliers . Horresco referens ! Enfin surtout eux (moi j'y suis depuis 4 ans et je ne me pince pas le nez, seules mes lèvres sont pincées, de colère) . Il a fallu les rassurer en leur montrant les Puces "nobles" de Saint Ouen ( celles ou seuls Phil Collins ou la reine de Norvège peuvent acheter) : vous voyez , vous etes chez vous , entre vous... Pas autant de précautions pour la piétaille de profs qu'on nomme là-bas et dont une prime de 100 euros devrait calmer les sangs.
Pour les sangs-bleus de journaleux , on anticipe les plaies qu'ils ont contribuées à ouvrir et à couvrir, comme "ce malsain qu'on ne saurait voir". Espérons qu'ils ne louperont pas la loupe grossissante de la proximité ! En tous les cas, ils vont épargner la course de leurs chauffeurs pour l'approvisionnement : directement du distributeur au consommateur. Ca va etre un emploi de perdu pour le dit "chauffeur ", mais chez ces gens-là , il n'y a pas de petits profits. Ma source : mes élèves qui avaient réagi à la phrase de Zemmour . "Mais madame , vous savez le nombre de Mercedes qui viennent acheter dans nos cités" .Ils sont meilleurs reporters que ceux qui sont payés pour : eux, énoncent une vérité .
Zemmour est donc condamné pour avoir énoncé une vérité connue de tous . Ca me fait penser à J. Swift blamé pour ses dénonciations des famines irlandaises ou à Voltaire , à son article "blé" de l' Encyclopédie ,il y dit que le peuple de France en manque au propre comme au figuré. A l'époque, censure royale, aujourd'hui censure mouvance Royal ou petit marquis (celui qui fait son bon pain des villes sinistrées). Merci à ces faux compassionnels et à leur cour qui nous enfument de leurs générosités feintes. Ils retardent d'autant la recherche des remèdes. Que font-ils ? Ils s'indignent (c'est très à la mode), se gaussent, vont jusqu'à la colère procédurière. Je ne leur demande pas d'avoir une éthique ni d'etre spinoziens mais ils pourraient commencer par comprendre.
Zemmour n'a pas dit : "Les Arabes et les Noirs sont programmés génétiquement pour etre des dealers ou des voleurs". Je partagerais les émois de SOS racisme, du MRAP, de la Licra... Il fait un constat (qu'on me prouve qu'il est faux) c'est un prédicat de base que seuls ceux qui ont "le monopole du coeur" refusent d'accepter mais se rappeler que "le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas" .
Dans cette affaire , on a besoin de raison. Il ne s'agit pas de condamner des populations mais de comprendre pourquoi tout a été pourri et chercher, avec rigueur, ce qu'on peut faire . Que ceux qui ont tous les monopoles remplacent le mot "coeur" par "rigueur" , ca nous suffira bien à nous qui vivons de l'autre coté du périphérique. Puisque nous sommes revenus à l'ère prévoltairienne, je conclurai ce billet, comme lui ses lettres : écrasons l'infame.
P.S.Ce blog est non seulement politiquement incorrect mais aussi espace fumeur !
Il a proféré une vérité connue de tous, enfin de tous ceux qui ont, un jour, osé poser leur escarpin Louboutin ou leur soulier manufacturé dans les zones zataniques de la banlieue, notamment le très redouté 9-3. En fait, il faut un peu plus qu'un jour pour connaitre ces lieux mis au ban ; on ne comptera donc pas, parmi les grandes explorations, les promenades publicitaires de nos politiques, qui vont à Dugny comme en Tunisie, par profit, pas solaire ou d'affaires, mais électoral, le pari vaut bien une journée de mess.
Quant à nos grands rapporteurs, les journalistes des groupes Prisma et Mondadori, ils sont ou vont etre contraints de quitter Neuilly ou la place Francois premier pour Saint Ouen ou Gennevilliers . Horresco referens ! Enfin surtout eux (moi j'y suis depuis 4 ans et je ne me pince pas le nez, seules mes lèvres sont pincées, de colère) . Il a fallu les rassurer en leur montrant les Puces "nobles" de Saint Ouen ( celles ou seuls Phil Collins ou la reine de Norvège peuvent acheter) : vous voyez , vous etes chez vous , entre vous... Pas autant de précautions pour la piétaille de profs qu'on nomme là-bas et dont une prime de 100 euros devrait calmer les sangs.
Pour les sangs-bleus de journaleux , on anticipe les plaies qu'ils ont contribuées à ouvrir et à couvrir, comme "ce malsain qu'on ne saurait voir". Espérons qu'ils ne louperont pas la loupe grossissante de la proximité ! En tous les cas, ils vont épargner la course de leurs chauffeurs pour l'approvisionnement : directement du distributeur au consommateur. Ca va etre un emploi de perdu pour le dit "chauffeur ", mais chez ces gens-là , il n'y a pas de petits profits. Ma source : mes élèves qui avaient réagi à la phrase de Zemmour . "Mais madame , vous savez le nombre de Mercedes qui viennent acheter dans nos cités" .Ils sont meilleurs reporters que ceux qui sont payés pour : eux, énoncent une vérité .
Zemmour est donc condamné pour avoir énoncé une vérité connue de tous . Ca me fait penser à J. Swift blamé pour ses dénonciations des famines irlandaises ou à Voltaire , à son article "blé" de l' Encyclopédie ,il y dit que le peuple de France en manque au propre comme au figuré. A l'époque, censure royale, aujourd'hui censure mouvance Royal ou petit marquis (celui qui fait son bon pain des villes sinistrées). Merci à ces faux compassionnels et à leur cour qui nous enfument de leurs générosités feintes. Ils retardent d'autant la recherche des remèdes. Que font-ils ? Ils s'indignent (c'est très à la mode), se gaussent, vont jusqu'à la colère procédurière. Je ne leur demande pas d'avoir une éthique ni d'etre spinoziens mais ils pourraient commencer par comprendre.
Zemmour n'a pas dit : "Les Arabes et les Noirs sont programmés génétiquement pour etre des dealers ou des voleurs". Je partagerais les émois de SOS racisme, du MRAP, de la Licra... Il fait un constat (qu'on me prouve qu'il est faux) c'est un prédicat de base que seuls ceux qui ont "le monopole du coeur" refusent d'accepter mais se rappeler que "le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas" .
Dans cette affaire , on a besoin de raison. Il ne s'agit pas de condamner des populations mais de comprendre pourquoi tout a été pourri et chercher, avec rigueur, ce qu'on peut faire . Que ceux qui ont tous les monopoles remplacent le mot "coeur" par "rigueur" , ca nous suffira bien à nous qui vivons de l'autre coté du périphérique. Puisque nous sommes revenus à l'ère prévoltairienne, je conclurai ce billet, comme lui ses lettres : écrasons l'infame.
P.S.Ce blog est non seulement politiquement incorrect mais aussi espace fumeur !
dimanche 27 février 2011
Quand l'Occident s'étonne
Candide fut chassé du paradis terrestre par un coup de pied au cul du baron de Thunder Ten Tronck et l'Occident du palais des Mille et une nuit par une évolution/révolution inouies pour les media. Permettez-moi la graphie latine pas par pédantisme mais parce que le "s" supposerait une pluralité d'opinions et que l'accent ferait du substantif un moyen d'information alors qu'il désigne une pensée moyenne. Je vous la fais brève sur nos étonnements : on découvre d'un coup que Mouammar est fou, que Ben Ali (Baba) s'est enrichi, que chez Moubarak prima la "raque", que Bouté fliqua beaucoup et continue...
Ce qui m'étonne, ce sont les étonnements de l'Occident ; j'ai envie de dire, comme Cacambo à Candide "vous etes toujours étonné de tout". Rappelez vos souvenirs de 1ère, avant que que je ne vous parle du concerné, épargné (moi aussi, je m étonne). Son pays est le plus pauvre du Maghreb mais argument fort :" ce n'est pas un gérontocrate comme ailleurs dans le monde arabe" (le Monde du 23/02). Quel bel avenir pour lui et le peuple marocain ! Ici ou là, on le désigne, en France par" Sa Majesté" (Challenges du Nouvel Obs du 3 au 9 février) ou on se contente de l'appeler "le Roi" comme si on était à Rabat, c'est Mohamed VI et pas Louis XVI. Je remballe perruque et éventail.
Pourquoi cette complaisance de la presse ? Et j'ai oublié de vous évoquer "traitre à genoux" (traduction francaise de Tahar Ben Jelloun) présent l'autre jour chez Giesberg, très loquace sur les autres pays arabes et Hassan II. Je ne me prends pas pour la seule lumière de Paris, le Monde du 28/02 donne des pistes avec un sous-titre moins frileux que la suite : "la confiance ...obligée" ; les bons morceaux : "combien de ministres francais ont séjourné gratuitement dans des palaces marocains.... Sur le Maroc, on est gené : ils nous tiennent". Tout cela proféré par "un connaisseur issu du Quai". Pas besoin de cette caution, Voici, Gala, VSD nous avait déjà informés des vacances marocaines de tous les détenteurs de maroquins... mais pas de celles de nos journalistes courtisans : un riad à Marrakech contre une tirade pleine de lèche.
Le listing des invités de la Mamounia est une liste en soi et je ne vous parle pas des nativités à Taroudant de qui vous savez, quant au palais de la Bahia, il a assisté au ballet de tous les rats de notre Res Publica devenue très privata. Les quelques lignes du Monde que j'évoque nous rassurent : "le degré de liberté dans le pays est supérieur à celui de la Tunisie". Les 2 hebdos d'opposition marocains en témoignent : l'un "Le Journal Hebdomadaire" est désormais interdit et "Tel Quel" croule sous les amendes pour diffamation (à vérifier mais c'était le cas, il y a peu). Je vous garde le meilleur pour la fin :"le roi a une légitimité de commandant (sic) des croyants" (toujours le Monde du 28/02) D'abord :
1) c'est commandeur des croyants
2) vous y croyez, vous, à la monarchie de droit divin ?
3) il serait donc descendant d'Ali, donc chiite, pourquoi la monarchie alaouite est-elle donc farouchement sunnite ?
Oubliez l'histoire au moins jusqu'au XIème siècle puisqu'avant le Maroc n'existait pas!
Avec tout ca, je reste dans nos histoires de nantis (dans la clientèle mamounienne, une pléiade de journalistes, hauts fonctionaires, affairistes de bas étages...) Ils ont raison, moi aussi, j'aimerai bien une coupe gratis de l'hiver). Qu'en pensent Mustapha, Zineb, Fatna, Said, Hayat, Rachid, Sabaa, Rania, Hisham...?
Nous sommes leur modèle de consommation et de liberté, je les leur souhaite avant leur consumation sur les buchers des égoismes et indignités de nos réalités.
Le baron de Tiens Bien Ta Tronche devrait nous mettre un coup de pied au cerveau et au coeur, si notre société ne les a pas encore pulvérisés.
Ce qui m'étonne, ce sont les étonnements de l'Occident ; j'ai envie de dire, comme Cacambo à Candide "vous etes toujours étonné de tout". Rappelez vos souvenirs de 1ère, avant que que je ne vous parle du concerné, épargné (moi aussi, je m étonne). Son pays est le plus pauvre du Maghreb mais argument fort :" ce n'est pas un gérontocrate comme ailleurs dans le monde arabe" (le Monde du 23/02). Quel bel avenir pour lui et le peuple marocain ! Ici ou là, on le désigne, en France par" Sa Majesté" (Challenges du Nouvel Obs du 3 au 9 février) ou on se contente de l'appeler "le Roi" comme si on était à Rabat, c'est Mohamed VI et pas Louis XVI. Je remballe perruque et éventail.
Pourquoi cette complaisance de la presse ? Et j'ai oublié de vous évoquer "traitre à genoux" (traduction francaise de Tahar Ben Jelloun) présent l'autre jour chez Giesberg, très loquace sur les autres pays arabes et Hassan II. Je ne me prends pas pour la seule lumière de Paris, le Monde du 28/02 donne des pistes avec un sous-titre moins frileux que la suite : "la confiance ...obligée" ; les bons morceaux : "combien de ministres francais ont séjourné gratuitement dans des palaces marocains.... Sur le Maroc, on est gené : ils nous tiennent". Tout cela proféré par "un connaisseur issu du Quai". Pas besoin de cette caution, Voici, Gala, VSD nous avait déjà informés des vacances marocaines de tous les détenteurs de maroquins... mais pas de celles de nos journalistes courtisans : un riad à Marrakech contre une tirade pleine de lèche.
Le listing des invités de la Mamounia est une liste en soi et je ne vous parle pas des nativités à Taroudant de qui vous savez, quant au palais de la Bahia, il a assisté au ballet de tous les rats de notre Res Publica devenue très privata. Les quelques lignes du Monde que j'évoque nous rassurent : "le degré de liberté dans le pays est supérieur à celui de la Tunisie". Les 2 hebdos d'opposition marocains en témoignent : l'un "Le Journal Hebdomadaire" est désormais interdit et "Tel Quel" croule sous les amendes pour diffamation (à vérifier mais c'était le cas, il y a peu). Je vous garde le meilleur pour la fin :"le roi a une légitimité de commandant (sic) des croyants" (toujours le Monde du 28/02) D'abord :
1) c'est commandeur des croyants
2) vous y croyez, vous, à la monarchie de droit divin ?
3) il serait donc descendant d'Ali, donc chiite, pourquoi la monarchie alaouite est-elle donc farouchement sunnite ?
Oubliez l'histoire au moins jusqu'au XIème siècle puisqu'avant le Maroc n'existait pas!
Avec tout ca, je reste dans nos histoires de nantis (dans la clientèle mamounienne, une pléiade de journalistes, hauts fonctionaires, affairistes de bas étages...) Ils ont raison, moi aussi, j'aimerai bien une coupe gratis de l'hiver). Qu'en pensent Mustapha, Zineb, Fatna, Said, Hayat, Rachid, Sabaa, Rania, Hisham...?
Nous sommes leur modèle de consommation et de liberté, je les leur souhaite avant leur consumation sur les buchers des égoismes et indignités de nos réalités.
Le baron de Tiens Bien Ta Tronche devrait nous mettre un coup de pied au cerveau et au coeur, si notre société ne les a pas encore pulvérisés.
dimanche 9 janvier 2011
Inscription à :
Articles (Atom)